Et s'ils étaient parmi-nous ?
Anges et nephîlîms dans un monde à deux vitesse
Enfant, j’ai appris à lire dans une bible pour adolescents, le seul livre illustré que ma très dévote mamie avait daigné m’acheter.
Je vibrais aux aventures de Michel, Gabriel et Raphaël.
Ils descendaient en mission incognito sur Terre.
Ils pouvaient soigner un aveugle avec du fiel de poisson.
Parfois, ils se battaient toute une nuit contre un méchant, pour repartir frais et dispos le lendemain matin, prêts pour une nouvelle mission.
Certains d’entre eux avaient même pris femme sur Terre et engendré les héros du temps jadis.
Rendez-vous compte.
Et s’ils étaient encore parmi nous ?
Et si leurs enfants s’étaient multipliés sur Terre, engendrant un monde à deux vitesses ?
Si les nephîlîms étaient devenus une caste privilégiée, au sommet d’une hiérarchie institutionnalisée ?
Si le potentiel des humains était systématiquement minimisé dans une société valorisant la supériorité génétique ?
Pourtant, une menace paraît rôder.
Les mystérieuses disparitions de descendants semblent se multiplier.
Officiellement, l’ordre est juste.
Il est d’inspiration divine.
Pourquoi le remettre en question, surtout quand on jouit de ses privilèges ?
Officieusement, quelque chose se fissure.
Un danger est tapi dans l’ombre.
Des personnes se volatilisent.
Toutes nephîlîms.
Est-ce un hasard ?
Ou le signe de quelque chose de plus sombre encore ?
Certains obéissent, pensant protéger l’humanité, parfois jusqu’à l’aveuglement.
D’autres ne croient qu’à la science, à ce qui peut se mesurer — seul rempart contre leur supposée insignifiance, dans une société qui ne valorise que la supériorité génétique d’origine divine.
Peut-on se réaliser quand toute une personnalité a été forgée sur un mensonge ?
Peut-on se révolter contre un système quand il est littéralement d’origine divine ?
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