Qui est l'ange Azriel ?
Exécuteur. Soldat. Ange. Et rongé par la culpabilité depuis cinq mille ans.
Mon premier roman, L’Envers du ciel, est parti en bêta-lecture.
J’avais envie de vous présenter un des personnages principaux : Azriel.
Je lui ai donc demandé de se présenter.
Je suis l’ange Azriel.
Dans mon dos, certains m’appellent Azriel le maudit.
Quand mes anciens frères d’armes, les veilleurs, ont décidé d’épouser les humaines, je suis resté.
Quand ils ont engendré les abominations avec leur femme, je n’ai pas pu les en empêcher.
Quand Le Boss les a punis, je n’ai rien pu faire.
Je les ai regardés trahir Le Boss et chuter. Et je n’ai rien pu faire.
Alors je m’efforce de réparer leurs fautes depuis cinq mille ans.
Je suis rongé par la culpabilité.
Et j’ai passé plus de temps sur terre que n’importe lequel de ses bureaucrates de la Principauté Nephîlîm — mon nouveau chœur angélique.
Je ne les apprécie pas tous. J’ai hâte que vous découvriez qui j’appelle Trou-du-Ciel.
Azriel — Celui que Dieu Aide
Beaucoup d’anges ont des noms en el. Pas tous. Métatron sonne plus comme un robot de science-fiction que comme un ange. Mais c'est une exception.
La raison est simple -El signifie Dieu en anciens Hébreux.
Personnellement je l’appelle Le Boss. Après tout, il est notre patron.
Mon nom — Azriel — vient de l’hébreu עַזְרִיאֵל (Azri’el).
Il veut dire “Celui que Dieu Aide”.
C’est une vaste blague, parce Le Boss ne m’a pas aidé depuis des millénaires.
À vrai dire, j’ai tellement honte, que je ne lui ai pas demandé d’aide non plus depuis des millénaires
Je suis un soldat
Les anges sont des soldats. Nous sommes organisés en chœurs angéliques.
J’appartenais autrefois au chœur angélique des veilleurs.
Depuis l’avènement de l’ère Nephîlîm, j’appartiens à la principauté Nephîlîm.
Je suis un soldat. J’obéis aux ordres.
J’aurais préféré que Le Boss détruise tous les Nephîlîms.
Il ne l’a pas fait.
À la place, il a créé cette armée de bureaucrates chargée de les surveiller… et d’éliminer les plus dangereux.
La raclure des descendants Nephîlîms, c’est moi qui m’en charge.
Je le fais toujours sans me poser de question.
C'est la seule façon que j'aie de réparer les fautes de mes anciens frères d'armes.
Cela fait si longtemps que je ne me suis pas adressé au Boss, que j’ai oublié quand c’était la dernière fois.
Il me manque.
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